Fiches conseils
Le diabète de type 2
Le diabète se caractérise par un excès de sucre dans le sang dû à l'arrêt de production de l'insuline dans le pancréas (diabète de type1) ou à l'insuffisance de production (diabète de type2)...
Le diabète de type 2

Sur les conseils de Raoul Cappelo - Naturopathe


Le glucose

> Quand on mange, il y a apport de glucose et augmentation du « taux de sucre » dans le sang.

• L’augmentation de la glycémie est alors détectée par des cellules particulières du pancréas (les cellules bêta des îlots de Langerhans), qui sécrètent alors l'insuline. L'insuline permet l'absorption du glucose par les cellules. Pour ce faire, elle se lie à un récepteur spécifique de la cellule qui active une protéine dont le rôle est le transport du glucose vers l'intérieur.

• Le glucose pénètre dans les cellules de l’organisme : muscles, tissus adipeux, et foie où il est converti en énergie ou stocké au niveau du foie sous forme de glycogène (glycogénogenèse) - pour un emploi ultérieur.

> Quand on jeûne il y a libération de glucose par le foie (glycogénolyse) grâce au glucagon produit par les cellules alpha des îlots de Langerhans.
 
L’organisme qui n’est jamais à l’équilibre gère ainsi l’alternance « apport alimentaire - jeûne » principalement par les sécrétions d’insuline et de glucagon responsables du maintien permanent de la glycémie par action au niveau des cellules du foie.
 
Par la suite, lorsque l’organisme aura à nouveau besoin de glucose, le foie pourra fabriquer le glucose à partir de substances non-glucidiques, on parle de la néoglucogenèse.


Le diabète

Le diabète se caractérise par un excès permanent de sucre dans le sang qui se définit par un taux de glycémie à jeun supérieur ou égal à 1,26g/l (mesuré à deux reprises) ou un taux supérieur à 2g/l à n’importe quel moment de la journée. Il est dû à plusieurs causes liées à l’insuline :

• L’organisme ne reconnaît plus les cellules bêta et les détruit par son propre système immunitaire (maladie auto-immune). Par voie de  conséquence, l'insuline est produite en quantité insuffisante jusqu’à l’arrêt total et définitif : c’est le diabète de type 1  insulinodépendant (DID) aussi appelé diabète "maigre" car l’un des premiers symptômes est l’amaigrissement, ou "juvénile" parce qu’il touche des sujets jeunes. Le glucose ne pouvant entrer dans les cellules retourne dans le sang et le taux de glucose dans le sang s’élève alors. Les symptômes sont : soif intense, urines abondantes, amaigrissement rapide.

• Soit le pancréas fabrique toujours de l’insuline mais en quantité insuffisante (insulinopénie), soit cette insuline agit mal (insulinorésistance) : c’est le diabète de type 2, non insulinodépendant (DNID), aussi décrit sous le nom de diabète "gras" ou diabète de la maturité, puisqu’il survient souvent autour de la cinquantaine chez des personnes en surpoids.

Dans tous les cas le glucose ne pénètre pas dans les cellules et reste dans la circulation sanguine. Le taux de glucose n'est pas régulé et il augmente.


Le diabète de type 2 non insulinodépendant (DNID)

Au début de la maladie, la production d'insuline par le pancréas est normale.

• La prise de poids – première cause de diabète de type 2 - stimule les cellules, au niveau musculaire, à utiliser de préférence les acides gras pour en tirer de l'énergie. Les cellules de l'organisme deviennent alors résistantes à l’insuline, c’est l’insulinorésistance. Ainsi, le stockage et l'utilisation du glucose sont diminués au niveau musculaire et le taux de sucre dans le sang augmente.

Cette résistance à l’insuline et  l'augmentation de la production de glucagon au niveau du pancréas provoquent alors la production de glucose par le foie qui participe à l’augmentation du taux de sucre dans le sang. 

• En réaction - le glucose ne pouvant entrer dans les cellules - les cellules bêta des îlots de Langerhans du pancréas vont produire plus d'insuline pour forcer la prise de glucose par les cellules et réguler le taux élevé de glucides dans le sang, c’est l’hyperinsulinisme.

• Au fur et à mesure les cellules bêta du pancréas vont s'épuiser et leur production d'insuline va diminuer jusqu'à disparaître. Le taux de sucre dans le sang va augmenter.


Les symptômes du diabète de type 2

À ses débuts, le diabète de type 2 entraîne peu ou pas de symptômes. Il peut donc passer inaperçu durant plusieurs années. Certaines personnes peuvent toutefois présenter des symptômes causés par l’hyperglycémie, tels que :

• Envie fréquente d’uriner, surtout la nuit. Les reins produisent plus d’urine pour tenter d’éliminer le surplus de glucose dans le sang
• Augmentation de la faim et de la soif, avec une sensation de bouche sèche
• Somnolence excessive, fatigue surtout après les repas
• Vision trouble et maux de tête
• Infections bactériennes ou à champignon plus fréquentes (infections urinaires, vaginites etc.)


Les causes du diabète de type 2

Il existe plusieurs facteurs de risque :

• une origine génétique : le facteur familial est tout à fait prépondérant. Des antécédents de diabète du même type sont souvent présents dans la famille.

• des facteurs environnementaux : alimentation déséquilibrée riche en graisses, manque d’activité physique sont souvent responsables de surpoids voire d’obésité.

• Certains médicaments.

Il est à noter que des causes précises de diabète peuvent parfois être dues à : des atteintes inflammatoires du pancréas (alcool, maladies de surcharge ou de malnutrition...), des opérations du pancréas, des maladies du foie, des dérèglements endocriniens... Dans ces cas, on parle de diabètes secondaires.


Conséquences et complications du diabète de type 2

La caractéristique principale du diabète est d'avoir des conséquences néfastes à long terme sur certains organes cibles car il entraîne à long terme une altération des nerfs et des vaisseaux sanguins présents dans tout le corps :

• Sur les yeux : l'atteinte de la rétine (rétinopathie) peut être responsable de cécité si elle n'est pas prise en charge. Le diabète est ainsi la première cause de perte de la vision.

• Sur les nerfs : c'est la neuropathie qui touche surtout les jambes et les pieds, entraînant des douleurs, des crampes, une diminution de la sensibilité, et des plaies des pieds ou orteils. La neuropathie peut concerner les nerfs des organes comme l'estomac, les intestins, le cœur... et entraîner des troubles de la digestion, une diarrhée, un rythme cardiaque accéléré...

• Sur le rein : c'est la néphropathie, qui va débuter par une diminution de la qualité du filtre des reins, et qui peut aboutir à l'insuffisance rénale obligeant à la dialyse ou à une greffe.

• Le cœur et les artères : avec un risque accru d’athérosclérose, d’hypertension artérielle, d’augmentation du cholestérol et des triglycérides. Le risque cardiaque ou d’accident vasculaire cérébral est multiplié par 2 à 4.

• Les pieds : mauvaise circulation, neuropathie, infections.
 
Le diabète doit être pris en charge précocement afin d'en ralentir l'évolution et de limiter les complications. Le premier traitement est le respect de règles hygiéno-diététiques.


1- Acide alpha lipoïque : L'acide alpha-lipoïque (ALA) est un coenzyme complexe fabriqué par notre organisme à partir de la cystéine - un acide aminé soufré. Seul antioxydant soluble dans l’eau et dans la graisse, il est présent dans toutes les cellules du corps. C’est un antioxydant puissant pour lutter contre les radicaux libres, c'est le seul antioxydant qui peut atteindre le cerveau. Il a aussi la capacité de « piéger » les métaux lourds et participe à la détoxification de ces métaux.
Il a  d’excellents résultats sur le dosage de l’hémoglobine glyquée (examen reflétant la glycémie sur plusieurs semaines – son taux doit être inférieur à 6% pour avoir un diabète équilibré).  L’acide lipoïque réduit les risques cardiovasculaires et les rétinopathies (affections qui touchent la rétine) du diabète.
Il existe 2 formes d’acide lipoïque : le meilleur est le R acide lipoique qui est la seule forme que notre corps synthétise et peut, sans risque, métaboliser.

Attention : L’acide alpha lipoique fait baisser la glycémie. A éviter pour les diabétiques qui suivent un traitement oral. Des doses élevées peuvent entrainer des nausées.

Dose journalière : 200 à 400 mg en une seule prise avec l’estomac vide
Durée du traitement : 2 mois


2- Nigelle ou cumin noir : Excellent stimulant.

Attention : A utiliser avec prudence en cas de risque d’hypoglycémie.

Dose journalière : 2 gélules (de 500 mg) à midi plus 2 gélules (de 500 mg) le soir avec un grand verre d’eau
Durée du traitement : 3 mois


3- Chrome : Oligo-élément essentiel, il contribue au maintien d’une glycémie normale et diminue les envies de sucre.

Attention : Renforce l’effet des antidiabétiques oraux et inhibe l’absorption des médicaments thyroïdiens.

Dose journalière : 100 à 200 µg (micro gramme)
Durée du traitement : 2 mois


4- Cannelle associée au Fenugrec : A des propriétés apparentées à l’insuline, la cannelle est aussi riche en antioxydants. C'est un tonique général. Associée au Fenugrec elle permet de maintenir un taux de glycémie normal dans le sang. La cannelle fait baisser de 20% le glucose.

Attention : A éviter en cas de problème de foie et lors d’un traitement pour le diabète. A forte dose la cannelle est hypertensive et peut provoquer des palpitations. A éviter chez les femmes enceintes.

Dose journalière : 125 mg deux fois par jour
Durée du traitement : 2 mois à renouveler 2 à 3 fois dans l’année

Polycosanol : Extrait de la canne à sucre, il permet de réduire le taux de cholestérol LDL (le mauvais) et le taux de cholestérol total et d'améliorer la circulation du sang vers le cerveau et les extrémités lorsqu’elle est réduite par des plaques d’athérome.

Attention : Effet fluidifiant. A éviter avant une chimio et en cas de prise d’anticoagulants.

Dose journalière : 5 à 10 mg
Durée du traitement : 3 mois

• Resveratrol : Polyphénol (antioxydant naturel) de haute biodisponibilité synthétisé dans les grains de raisins, il prévient les risques vasculaires et les rétinopathies (dose de 75mg / jour).

• Magnésium : Minéral essentiel au bon fonctionnement de l'organisme humain, il participe à de très nombreuses réactions métaboliques de l'organisme en association avec le sodium, le potassium et le calcium, avec lesquels il doit rester en équilibre dans l’organisme. Il améliore la sensibilité à l’insuline, aide à prévenir les rétinopathies, les thromboses. Il est éliminé par les reins. Le sel de magnésium glycérophosphate est probablement le plus assimilable.

Attention : contre indiqué en cas d'insuffisance rénale sévère, de maladie du côlon, de prise de certains remèdes cardiaques,  aux enfants de moins de 12 ans. Selon la forme du sel, plus ou moins bien supportée au niveau intestinal, il peut déclencher des diarrhées.

300 à 600mg / jour.

• Olivier Ail Zinc : Contribuent à maintenir l’équilibre physiologique des sucres dans l’organisme.

• Vitamine B1 – Vitamine B3 – Vitamine B6 : Ce sont des nutriments indispensables à l’utilisation du chrome.

• Vitamine C : Elle aide l’insuline à pénétrer dans les cellules. Prendre 100mg d’Acérola 3 fois / jour.

Attention : A éviter en cas de calculs urinaires.

• Vitamine E : Antioxydant majeur qui protège du vieillissement et de la fatigue la vitamine E aide l’insuline à transporter le sucre dans les cellules et permet de réparer les dégâts du sucre dans le sang.

Attention : A éviter lors d'une chimiothérapie et s’il y a déficience en vitamine K.

• Phycocyanine : Protéine propre à la spiruline, elle est 2 fois plus efficace que certains anti-inflammatoires et permet d'éviter toutes les complications du diabète (troubles cardio-vasculaires, troubles rénaux, fatigue, troubles de l’immunité). La garder 1 minute sous la langue avant de l’avaler. (Teinte les selles et la langue en bleu lorsqu’elle est efficace).

Huile essentielle de cannelle : Antiseptique puissant, antibactérienne à large spectre, antivirale et antiparasitaire.

Huile essentielle de géranium rosat

 L-Glutamine : Acide aminé qui va nourrir les entérocytes (un des quatre principaux types de cellules de l’épithélium intestinal, au sein de la muqueuse intestinale), renouveler l’épithélium intestinal et éviter la porosité de l’intestin.

Attention : A éviter en cas de cirrhose, de problèmes rénaux, d’allaitement ou de grossesse. Ne jamais dépasser 5g par jour. Effet indésirable : la L.Glutamine peut énerver.

Myrtille : Le jus de myrtille est très riche en antioxydant, en particulier les proanthocyanines, en substances minérales, en oligo-éléments et en vitamines.

Dose journalière : 36 mg d’extrait standardisé en proanthocyanines
Durée du traitement : 1 mois à renouveler.

• Oméga 3 : EPA + DHA : La famille des omégas 3 est constituée de différents acides gras: ALA, EPA et DHA (les plus répandus). Les omégas 3 participent à de nombreux processus biochimiques de l'organisme. Seul l'acide alpha-linolénique (ALA) est qualifié d’« essentiel » (les autres acides gras oméga-3 peuvent être synthétisés par le corps à partir de l'ALA) et doit être apporté à l'organisme par l'alimentation ou des compléments.

Attention : Contre-indication : ils ont des effets fluidifiants, agir avec prudence avec les anti vitamines K (Sintrom – Coumadine – Previscan).

Dose journalière : 1000 mg 3 fois par jour
Durée du traitement : 1 mois à renouveler dans l’année

• Avoir toujours en tête que plus un indice glycémique est élevé plus le sucre de l’aliment passe vite dans le sang.

• La cuisson d’un aliment favorise un indice glycémique élevé (Exemple : des carottes ou des pommes de terre cuites).

• Au petit déjeuner, toujours introduire des protéines pour éviter l’hypoglycémie de 11 heures (jambon –œuf).

• Eviter les céréales du petit déjeuner qui créent des index glycémiques rapides avec des risques d’hypoglycémie.

• Préférer le pain complet ou semi-complet, les pâtes ou riz complet.

• Privilégier les légumes verts et les fruits frais qui permettent une meilleure sensibilité des cellules à l’insuline.

Voir : Tableau des index glycémiques (Source M. Montignac)

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