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PHYTOTHERAPIE

La phytothérapie est, littéralement, le « soin par les plantes » ou le « traitement par les plantes ».

Depuis des millénaires, en effet, et avant le développement de la médecine « scientifique moderne », les végétaux ont constitué la première et seule source de remèdes aux maux dont les hommes souffraient. Cette médecine traditionnelle est encore largement répandue dans de nombreux pays.

Cette médecine traditionnelle, fondée sur une connaissance empirique, s’est transmise oralement de génération en génération puis sous forme manuscrite. Le premier manuscrit date de l’époque Sumérienne il y a plus de 3000 ans.

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Définition

C’est, littéralement, le « soin par les plantes » ou « traitement par les plantes ».

Un peu d’histoire

Depuis des millénaires, en effet, et avant le développement de la médecine « scientifique moderne », les végétaux ont constitué la première et seule source de remèdes aux maux dont les hommes souffraient. Cette médecine traditionnelle est encore largement répandue dans de nombreux pays.

Cette médecine traditionnelle, fondée sur une connaissance empirique, s’est transmise oralement de génération en génération puis sous forme manuscrite. Le premier manuscrit date de l’époque Sumérienne il y a plus de 3000 ans.

En Chine, il y a 2700 ans, en Syrie - 2000 avant JC, en Egypte - 1500 avant JC - ont été découverts des tablettes et des manuscrits qui répertorient les plantes médicinales connues de l’époque.

Hippocrate (400 avant JC) le « père de la médecine occidentale» consacre sa vie à l’utilisation thérapeutique des plantes et publie le « corpus Hippocratum ».

Aux premier siècle Dioscoride écrit « De materia medica » avec l’étude de plus de 600 végétaux. Pline l’Ancien rédige « Histoire Naturelle » en 37 volumes. Au deuxième siècle, Galien publie ses formulations magistrales à base de plantes. 
Ces ouvrages feront autorité jusqu’au 18ème siècle.

Dès le 19ème siècle la découverte de nouvelles molécules va entrainer l’essor de la médecine moderne mais les plantes représentent encore l’essentiel de la pharmacopée.

Au 20ème siècle le développement de groupes de médicaments, plus simples d’emploi, soutenus et prescrits par le corps médical, vont entrainer le déclin des préparations phytothérapiques.

En 1941 le diplôme d’herboriste est supprimé et vers 1950 l’enseignement botanique et phytothérapique est abandonné dans les facultés de médecine mais :

• Il est absolument indéniable que les plantes ont des effets curatifs et préventifs et plusieurs plantes ont des effets pratiquement immédiats sur le métabolisme;

• Les médicaments de synthèse ont souvent une action plus directe et plus spectaculaire mais des effets indésirables.

Alors, sous l’effet de ces deux facteurs, vers les années 1960-1970 il y a un net regain d’intérêt pour l’usage thérapeutique des plantes.

La médecine traditionnelle empirique a montré  la voie à la recherche scientifique moderne qui s’intéresse aux extraits actifs de certaines plantes et développe des « phytomédicaments » issus de recherches approfondies et d’expérimentations cliniques dans le but de soigner « en douceur ».

La phytothérapie, depuis 1986, est reconnue comme discipline thérapeutique.

L'histoire de la phytothérapie prend donc un nouveau départ où médecine traditionnelle et médecine moderne se rejoignent.

L’usage des plantes

Certaines plantes contiennent des principes actifs  - ou composants à effet thérapeutique - qui peuvent être extrêmement puissants, parfois toxiques. Il existe des contre-indications car tout ce qui est « naturel » n'est pas inoffensif. Certaines plantes sont toxiques et d'autres peuvent être nocives en interaction avec d'autres plantes, des médicaments ou des suppléments.

Les principes actifs sont très variés d’une plante à l’autre, multiples au sein d’une même plante et souvent concentrés dans une partie de la plante : racines, feuilles, fleurs, bourgeons …

D’autre part la composition d'une plante peut varier d'un spécimen à l'autre, en fonction du terrain, des conditions de croissance, de l’humidité, de la température, de l’ensoleillement. C’est ce que l'on appelle en aromathérapie le chémotype.

En phytothérapie, et encore plus en herboristerie traditionnelle, la synergie entre les différents composants et principes actifs de la plante est primordiale. Il est ainsi préférable d’utiliser les formes susceptibles de contenir la totalité ou le maximum des principes actifs de la plante.

"Le tout est plus que la somme des parties" car le "totum" végétal d'une plante - qui comporte des centaines de composants - sera plus efficace qu'une partie, même si celle-ci comporte les principes actifs essentiels, d'autant plus qu'il est souvent difficile de dire parmi tous ces composants lesquels sont véritablement actifs et pourquoi ils le sont.

De plus il est important de récolter la plante au moment où la teneur en principes actifs de la plante est optimale. Ce moment est variable suivant chaque espèce en fonction de nombreux paramètres : partie de plante qui sera utilisée, situation géographique, conditions météorologiques lors de la cueillette, etc. En règle générale, les racines sont déterrées au printemps ou à la fin de l'automne, les parties aériennes ou les feuilles sont récoltées avant et pendant la floraison et les sommités fleuries ou les fleurs sont cueillies en début de floraison lorsqu'elles sont ouvertes.

Les différentes formes d'utilisation des plantes

1) Les formes d'utilisation traditionnelles

L'infusion permet d’extraire les principes actifs d’une plante par dissolution dans un liquide à ébullition où sont placés les plantes - on laisse refroidir pour consommer l’infusion. C’est le cas des tisanes et du thé par exemple.
La décoction procède de la même manière que l’infusion mais le liquide est maintenu bouillant.

La macération : les plantes, fruits … sont plongées dans un liquide (eau – huile – alcool …) pour en extraire les principes actifs ou bien pour qu’ils absorbent ce liquide afin d'en obtenir le parfum ou la saveur, ou enfin pour le conserver ou pour qu'ils s'y décomposent.

Le cataplasme : traditionnellement c’est une préparation de plante broyée ou hachée, mélangée à de la farine de lin, doucement chauffée et appliquée sur la peau pour transmettre les principes actifs de la plante dans un but thérapeutique.


2) Les autres formes d'utilisation

La poudre totale : c’est l’utilisation de la plante ou d’une portion de la plante dans son entier. Elle est micronisée puis conditionnée (la poudre est souvent obtenue après cryogénisation des plantes pour éviter un séchage à la chaleur qui peut altérer certains principes actifs).

Les suspensions intégrales de plantes fraîches : les plantes cueillies sont refroidies sous azote,  broyées et macèrent dans un mélange eau-alcool pendant plusieurs semaines. Le jus macéré obtenu par centrifugation est alors filtré puis conditionné.

Les jus : ils sont obtenus par pression à froid après récolte.

Les extraits secs : après macération, filtration et concentration, le solvant liquide est éliminé par séchage (souvent sous forme de nébulisat, c'est-à-dire après séchage ultra rapide d’une pulvérisation du liquide). Le produit obtenu est une fine poudre qui est alors conditionnée généralement en gélules.

Les extraits liquides (ou fluides) sont obtenus par un procédé d’extraction par un solvant liquide ou la dissolution d’un extrait sec ou mou par un solvant.

Les extraits mous sont des préparations semi-solides obtenues par évaporation d'un extrait liquide jusqu'à la consistance voulue.

Les extraits hydro-glycoliques proviennent d’une macération dans un solvant composé d’eau et de glycol.

Les teintures alcooliques sont obtenues par action de l'alcool éthylique sur des plantes sèches.

Les alcoolatures ou teintures-mères sont obtenues par action de l'alcool éthylique sur des plantes fraîches.

Les essences ou huiles essentielles sont obtenues par distillation à la vapeur des plantes ou par pression à froid des zestes d’agrumes.

Les alcoolats sont des extraits obtenus par distillation d’une macération de végétaux dans de l’alcool.

Les élixirs sont des mélanges d'alcoolats avec certains sirops.

Les hydrolats (ou eaux distillées ou eaux florales) sont des extraits obtenus par distillation d’une macération de végétaux dans de l’eau.

Les intraits sont des extraits obtenus par fixation des principes actifs de certaines plantes - juste après leur cueillette – par des vapeurs d'eau chaude, suivie d'une évaporation.

Les plantes autorisées

34 plantes peuvent être délivrées librement en dehors du circuit pharmaceutique à la condition de ne pas être vendues en mélange (sauf pour le tilleul, la verveine, la camomille, la menthe, l'oranger, le cynorrhodon et l'hibiscus dont les mélanges sont autorisés).

Ce sont :

Bardane - Bouillon blanc - Bourgeon de pin - Bourrache - Bruyère - Camomille - Cerise (queue de) - Chiendent - Cynorrhodon - Eucalyptus - Frêne - Gentiane - Guimauve - Hibiscus - Houblon - Lavande - Lierre terrestre - Matricaire - Mauve - Mélisse - Menthe - Ményanthe - Olivier - Oranger - Ortie blanche - Pariétaire - Pensée sauvage - Reine des prés - Ronce (feuilles de) - Rose (pétales de) - Sureau - Tilleul - Verveine - Violette

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