Familles de produits

NUTRITHERAPIE

La Nutrithérapie repose sur le principe que de très nombreux troubles résultent de carences en nutriments et consiste donc à:

 • Equilibrer au mieux son alimentation pour apporter au corps tout ce dont il a besoin.
 • Apporter à l’organisme la totalité des nutriments adéquats pour qu'il puisse fonctionner de façon optimale, à tous les moments de la vie et dans toutes les circonstances.

en optant pour une alimentation la plus saine possible et en utilisant des substances parfaitement tolérées par l’organisme ...

Lire la suite

Définition

Les principales raisons de tomber malade sont :

1.Génétiques : c’est la prédisposition dont chacun hérite.

2.Propres à nos « choix de vie » :

 • Contexte environnemental face auquel il est difficile de s’adapter avec les pensées et les émotions perturbantes pour notre organisme.
 • Alimentation régulière de mauvaise qualité avec ses excès et ses carences.

De plus, aujourd’hui, quel que soit notre mode de vie, nous sommes tous plus ou moins soumis à certaines formes de pollution : alimentation – boissons – lieux de vie – habitudes de vie – médicaments … pollutions qui perturbent notre organisme et entrainent la consommation d’une grande quantité de micronutriments.

En l’absence de toute régulation et de toute correction des excès ou des carences dues à nos propres choix de vie, un déséquilibre se crée et perturbe les fonctions principales de notre corps et donc notre santé.

La Nutrithérapie repose sur le principe que de très nombreux troubles résultent de carences en nutriments et consiste donc à:

 • Equilibrer au mieux son alimentation pour apporter au corps tout ce dont il a besoin.
 • Apporter à l’organisme la totalité des nutriments adéquats pour qu'il puisse fonctionner de façon optimale, à tous les moments de la vie et dans toutes les circonstances.

en optant pour une alimentation la plus saine possible et en utilisant des substances parfaitement tolérées par l’organisme (glucides, lipides, protides - vitamines, minéraux, certains acides gras, certains acides aminés et des antioxydants) car nous pouvons faire beaucoup par nous-mêmes pour améliorer et maintenir notre santé.

Hippocrate disait déjà  (@ 460 - @ 370 avant J. C.) : « Que ta nourriture soit ton médicament et ton médicament ta nourriture! » car prendre soin de son alimentation est la meilleure prévention de la maladie et la première prescription que tout médecin se devrait de recommander chaque fois qu’il est appelé à prodiguer des soins.

Et pourtant ce n’est que vers 1975 que la médecine ortho moléculaire ou nutrithérapie a été inventée par le Dr Hans Nieper aux Etats-Unis avec les premières applications thérapeutiques. Le Dr Curtay est la référence française de cette discipline.

Cette orientation révolutionne la manière de se nourrir et de se soigner en renforçant une personne dans ses fonctions, ses énergies, ses défenses, sa croissance, sa fertilité, sa mémoire, en renforçant aussi sa résistance aux agressions

La démarche

Hippocrate disait encore : " Si quelqu'un désire la santé, il faut d'abord lui demander s'il est prêt à supprimer les causes de sa maladie. Alors seulement, il est possible de l'aider."

L’important est donc de vouloir se mettre en route ! Si tel est le cas alors la démarche sera la suivante :

1.Faire un « état des lieux »
2.Corriger ce qui doit l’être
3.En faire une habitude.

1. Faire un état des lieux consiste à :

• comprendre votre hygiène de vie, votre alimentation, vos antécédents personnels et familiaux, les symptômes dont vous souffrez.
• réaliser, si nécessaire, certains examens complémentaires pour détecter et mesurer :

 - les déficits et carences en oligo-éléments
 - les dosages vitaminiques
 - les teneurs en minéraux
 - le profil des acides gras
 - certains marqueurs de dégradation ( lipides ou ADN )

2. Corriger c’est :

• Changer ses habitudes alimentaires - souvent nécessaire.
• Complémenter avec des nutriments sous des formes parfaitement assimilables par l’organisme en respectant les équilibres et les compatibilités entre eux.

3. En faire une habitude c’est :

• Continuer la route entreprise
• Apprendre à « écouter » son corps
• Corriger et adapter en fonction de la situation et de l’âge de chacun

Ainsi la Nutrithérapie apporte à l’organisme ce dont il a besoin pour « s’auto-entretenir » et « s’auto- réparer » sachant que les besoins évoluent au cours de la vie. Elle a un rôle préventif en renforçant une personne dans ses fonctions, ses énergies, ses défenses, sa croissance, sa fertilité et sa mémoire.

Les nutriments

Définition

Les nutriments sont des composants élémentaires contenus dans les aliments, ou issus de la nature. Ils sont utilisés par l'organisme pour couvrir ses besoins, notamment de croissance et de développement. Un nutriment peut être directement assimilé sans aucune modification chimique.

On distingue les nutriments :

• Energétiques : lipides – protides – glucides;
• De constitution et d’entretien des tissus : protéines – lipides – éléments minéraux;
• De régulation du métabolisme : vitamines - acides aminés essentiels – éléments minéraux – oligo-éléments;
• A fonction mécanique : fibres alimentaires;
• A fonction sensorielle et, en particulier, l’eau qui est le nutriment le plus indispensable.

Les lipides

Il existe trois types de lipides :

• Les acides gras mono insaturés (AGM)
• Les acides gras poly insaturés (AGP) 
tous deux présents dans les huiles végétales, ils jouent un rôle protecteur. Les acides gras insaturés augmentent les besoins en vitamine E qui les protège de l'oxydation.  
• Les acides gras saturés (AGS)

Ils participent à la constitution des membranes cellulaires, ils sont des messagers de nos cellules, un support pour le métabolisme, ils procurent des éléments nutritifs essentiels au fonctionnement du corps et assurent un rôle énergétique.

L’acide linoléique (oméga 6) et l’acide alpha-linoléique (oméga-3) sont des acides gras indispensables.

Les protides ou protéines

Les protéines remplissent des fonctions très diverses au sein des cellules de l'organisme, elles :

• Structurent les cellules;
• Transportent différentes molécules dans et en dehors des cellules;
• Régulent  l'activité d'autres protéines;
• Signalent, captent les signaux extérieurs, et assurent leur transmission dans la cellule ou l'organisme, il en existe plusieurs sortes :

 > les protéines réceptrices : détectent les molécules messagères et les autres signaux pour que la cellule agisse en conséquence.

 > les protéines motrices, permettant aux cellules ou organismes ou à certains éléments (cils) de se mouvoir ou se déformer  (ex : l'actine et la myosine permettent au muscle de se contracter)

 > les protéines de défense, protégeant la cellule contre les virus (ex : les anticorps)

 > les protéines de stockage, permettant la mise en réserve d'acides aminés pour pouvoir créer d'autres protéines (ex : l'ovalbumine, la principale protéine du blanc d’œuf sert de stockage pour le développement des embryons de poulet)

 > les enzymes, elles modifient la vitesse de presque toutes les réactions chimiques dans la cellule sans être transformées dans la réaction.

Les protéines sont composées d'une vingtaine d’acides aminés (AA) dont huit sont «essentiels» à l'organisme humain. Leur présence dans la ration alimentaire est indispensable, l'organisme étant incapable d'en assurer la synthèse. Ces acides aminés essentiels se dénomment : VALINE - LEUCINE - ISOLEUCINE - THREONINE - TRYPTOPHANE - PHENYLALANINE - METHIONINE - LYSINE.

Les glucides

Les glucides sont les constituants majeurs des denrées les plus consommées (fruits, légumes, céréales). Ils constituent la principale source d'énergie dans l'alimentation.

Pour les organismes tels les plantes, les sucres sont convertis en amidon pour le stockage. 
Pour les organismes comme les animaux, ils sont stockés sous forme de glycogène puis utilisés comme source d'énergie dans les réactions métaboliques.

Les vitamines

Ce sont les vitamines qui régulent le fonctionnement des cellules, contrôlent le processus de croissance et de réparation de tissus et stimulent la production d'énergie.

Il existe deux types de vitamines, celles qui sont :

          • solubles dans l'eau : les vitamines hydrosolubles

 > Les vitamines du groupe B

Elles sont absolument nécessaires à la production d'énergie, à l'activité intellectuelle et au fonctionnement du système nerveux central. Elles sont essentielles pour l'assimilation des nutriments, pour la santé de la peau et des muscles. Mais elles s'altèrent plus vite qu'elles ne s'acquièrent, une bonne raison pour un renouvellement quotidien... Toute personne qui consomme du tabac, de l'alcool, des contraceptifs oraux et du sucre, a des besoins importants en vitamines B. Tout excès momentané est excrété dans l'urine.

 • Vitamine B1 ou Thiamine : métabolisme des glucides

 • Vitamine B2 ou Riboflavine : métabolisme des protides, des lipides, des glucides et synthèse des flavines.

 • Vitamine B3 (ou PP) ou Nicotinamide : métabolisme des protides, des lipides, des glucides et antipellagreuse.

 • Vitamine B5 ou Acide pantothénique : métabolisme des protides, des lipides, des glucides et synthèse de certaines hormones.

 • Vitamine B6 ou Pyridoxine : métabolisme des lipides, des acides aminés et synthèse de la vitamine B3.

 • Vitamine B8 (ou H) ou Biotine : métabolisme des acides gras, des glucides, des acides aminés et synthèse des vitamines B9 et B12.

 • Vitamine B9 ou Acide folique : synthèse des purines, pyrimidines et acides aminés.

 • Vitamine B12 ou Cyanocobalamine : métabolisme des acides nucléiques, synthèse de la méthionine, antianémique.

 > La vitamine C ou Acide ascorbique

Essentielle car elle participe à la synthèse du collagène et des globules rouges, est antiscorbutique, stimule les défenses naturelles et immunitaires, est antioxydante (neutralise les radicaux libres), recycle la vitamine E.

          • solubles dans les corps gras ou vitamines liposolubles

 > La vitamine D ou Calciférol

Elle favorise l'absorption du calcium par les intestins et permet une bonne minéralisation des tissus osseux. Il contribue à la croissance et au bon état des dents et des os, antivieillissement et anti cancer. La vitamine D se forme surtout dans notre peau à partir des ultraviolets de la lumière et du soleil.
Les vitamines K1 ou Phylloquinone et K2 ou Ménaquinone
K1 : Antihémorragique, indispensable à la coagulation – K2 : importante pour la fixation du calcium sur la trame osseuse.

 > La vitamine A ou Rétinol

 C'est une vitamine stockée dans le foie. Elle contribue au développement naturel et à la croissance normale du corps tout en maintenant la santé de nos yeux, de notre peau et de notre système immunitaire. La vitamine A contribue de manière très importante à la bonne santé de la vision. Elle a aussi une action sur la croissance des enfants et du fœtus et sur le vieillissement de la peau.

> La vitamine E ou tocophérol

Cette vitamine est un excellent antioxydant, elle assure la protection de la vitamine A et celle des acides gras polyinsaturés dans les membranes cellulaires. Elle est vasodilatatrice et favorise la circulation sanguine. Une carence de cette vitamine provoque une augmentation de l'élimination urinaire et une augmentation de la consommation musculaire en oxygène.

 

Les minéraux

Les minéraux ont une importance capitale pour l’organisme. Ils jouent des rôles clé dans le fonctionnement cellulaire. Certains minéraux ne doivent être donnés que sous certaines formes pour être bien absorbés par l'organisme.

Les minéraux sont couramment divisés en 2 groupes :

• les éléments principaux ou macroéléments : ce sont des éléments qui, chez un homme de 70 kilogrammes, représentent plus de 5 grammes, et nécessitent un apport journalier supérieur à 50 mg : Calcium (Ca), Phosphore (P), Potassium (K), Chlore (Cl), Soufre (S), Sodium (Na), Magnésium (Mg)

   > Le magnésium est un minéral essentiel, acteur dans de nombreuses réactions de l’organisme.

   > Le calcium est essentiel chez les adolescents pendant la croissance du squelette. Le calcium intervient aussi dans la coagulation du sang, dans la contraction musculaire et dans de nombreuses réactions enzymatiques au niveau cellulaire. L'absorption du calcium par la membrane intestinale est favorisée par la vitamine D et l’exposition au soleil permet de synthétiser la vitamine D.

   > Le potassium : c’est un minéral essentiel qui assure plusieurs fonctions vitales dans l'organisme. Le potassium agit en étroite collaboration avec le sodium pour maintenir l'équilibre acido-basique du corps et celui des fluides. Il contrôle le taux de fluides et le pH à l'intérieur des cellules, tandis que le sodium fait la même chose à l'extérieur des cellules. Il est essentiel à la contraction musculaire, y compris celle du muscle cardiaque. Il participe au bon fonctionnement des reins et des glandes surrénales. Il contribue à de nombreuses réactions enzymatiques, à la synthèse des protéines et au métabolisme des glucides, entre autres choses.

• les éléments traces ou oligo-éléments : On appelle oligo-éléments les éléments chimiques qui représentent une masse inférieure à 1 mg/kg de poids : Fer (Fe), Zinc (Zn), Cuivre (Cu), Manganèse (Mn), Iode (I), Molybdène (Mo), Chrome (Cr), Cobalt (Co), Sélénium (Se), Fluor (F), Vanadium (V), Nickel (Ni), Bore (B), Silicium (Si).

 > Zinc : il joue un rôle important dans la croissance, la réponse immunitaire, les fonctions neurologiques et reproductives. Il est nécessaire aux processus enzymatiques vitaux dans l'organisme Il participe à la synthèse de l'ADN, de l'ARN et des protéines, aux processus immunitaires et de guérison des blessures, à la reproduction et à la croissance. Il joue un rôle dans la modulation de l'humeur et dans l'apprentissage, ainsi que dans la vision, le goût et l'odorat. Il intervient dans le processus de la coagulation sanguine, dans les fonctions de l'hormone thyroïdienne, ainsi que dans le métabolisme de l'insuline.

 > Sélénium : il joue un rôle clé dans l'ensemble de l'organisme. Sur le plan intracellulaire, il a un effet antioxydant, car il permet à l'organisme de produire la glutathion-peroxydase. Cet enzyme travaille de concert avec la vitamine E pour protéger les membranes cellulaires contre l'oxydation provoquée par les radicaux libres. Le sélénium joue également un rôle essentiel dans le fonctionnement du système immunitaire et de la glande thyroïde. Le corps ne synthétise pas le sélénium. Il faut donc le trouver dans la nourriture consommée.

 > Fer : le manque de fer affecte en particulier les enfants et adolescents en pleine croissance, les femmes enceintes ou pré-ménopausées. Le fer présent dans l'hémoglobine du sang, donc dans la viande est bien absorbé par l'organisme tandis que le fer d'origine végétale a besoin de vitamine C pour être aussi bien absorbé.


Certains minéraux présentent un risque de carence démontré dans l’organisme comme le Magnésium, le calcium, l’Iode, le Fer, le Cuivre, le Zinc, le Sélénium, le Chrome, le Molybdène, le Bore alors que d’autres présentent un faible risque de carence ou non prouvée chez l'homme.


Le modèle Crétois

Le régime crétois traditionnel  (Extrait de l’article écrit par Jeanne Dumont)

Pris comme exemple par les nutritionnistes modernes, le régime alimentaire traditionnel des habitants de la Crète s’avère un des meilleurs moyens de prévention naturelle contre les maladies cardio-vasculaires et certains cancers.

La Crète, protégée des dieux ?

C’est vers le milieu des années cinquante que des chercheurs eurent pour la première fois l’idée de mener une étude comparative entre les mortalités par maladies graves, et notamment cardio-vasculaires, dans sept pays occidentaux.
Au bout d’une quinzaine d’années, les résultats statistiques étaient connus, et l’attention des chercheurs fut attirée vers une région bien particulière de l’Europe : la Crète, dont l’échantillon de population étudié ne comptait que 3,8% de décès par maladie coronarienne… alors que la Finlande atteignait le taux record de 97,2%, les Etats-Unis 77,3% ou la Hollande 63,6%…
Même au plan de la mortalité par cancers ou autres maladies graves, bien que dans une moindre mesure la Crète paraissait encore protégée des Dieux.

Moins de viande et plus de fruits

Pourtant, il fallut vite se rendre à l’évidence : même si le climat crétois pouvait être considéré comme bénéfique, c’était avant tout l’alimentation qui faisait la différence !
Mis à part le pain blanc et un peu d’alcool, l’alimentation crétoise reste en effet traditionnelle dans ses grandes lignes, et se démarque ainsi radicalement de celles des Américains ou des Européens du nord.

Quand on compare, par exemple, la consommation moyenne de viande de l’Américain (273 g par jour) à celle du Crétois (35 g/j), et parallèlement la consommation de fruits aux Etats-Unis (233 g/j) et en Crète (464 g/j), on comprend vite pourquoi les uns font plus d’infarctus que les autres.

Ajoutons à cela que le Crétois assaisonne presque tout à l’huile d’olive, à raison de près de 100 g d’huile par jour, alors que l’Américain, au mieux n’en consomme que le tiers, et au pire se gave de graisses animales. Signalons encore que le Crétois mange trente fois plus de légumes secs que l’Américain… et plus aucun doute ne sera permis : c’est bien leur alimentation qui les protège !
Même par rapport aux habitants des autres pays méditerranéens, ces Crétois se singularisent non seulement en mangeant beaucoup plus de fruits, de légumes secs et d’huile d’olive, mais surtout en consommant nettement moins de viande et d’alcool.

Une belle évocation

Son repas est composé d’aubergines, de champignons, de légumes croquants accompagnés de pain trempé dans l’huile d’olive. Une fois par semaine, il mange un peu d’agneau ou de poulet ; deux fois par semaine, du poisson. 
D’autres repas chauds consistent en légumes secs avec de la viande et des condiments. Le mets principal est suivi d’une salade, de dattes, de gâteaux turcs, de noix ou de fruits frais. Du vin local complète ce menu varié et savoureux.

Un âge d’or de la nutrition

Le nutritionniste soucieux de la tradition trouvera plutôt son modèle alimentaire dans le passé de la Crète, que dans le présent, c’est à dire dans l’art de vivre de la culture minoenne.
Cette civilisation minoenne qui était sans doute la plus ancienne culture un tant soit peu raffinée du monde méditerranéen de l’antiquité, insistait en effet sur l’importance de l’alimentation dans l’art de vivre global qui y était enseigné.

De quoi se composait alors le régime des Crétois ?

Essentiellement de céréales complètes, de légumes, de fruits, d’un peu de viande de mouton, de poissons, de coquillages, de fromage et de très peu de vin.

Les céréales en question étaient le blé et l’orge que l’on préparait sous forme de farines pour confectionner des bouillies, des semoules ou des galettes qui enrobaient les viandes ou les fromages.
Les légumes secs qui accompagnaient ces céréales étaient variés. Le plus souvent c’étaient des pois chiches ou des fèves, mais aussi quelquefois des gesses, des vesces ou des lentilles.

Les légumes frais les plus appréciés étaient la bette, le cardon, la chicorée, le concombre, la courge, le fenouil, le panais et le radis.
On tirait des matières grasses du sésame, du ricin, du lin mais surtout de l’olive qui constituait la plus importante production des Crétois de l’époque. L’huile d’olive servait à tout : à l’assaisonnement des plats, à la toilette, à l’éclairage, à la lubrification des outils, à la médecine…

Le raisin, lui aussi, était consommé sans modération aussi bien sous forme de raisin sec que de raisin frais. Par contre le vin de Crète, réputé dans tout le bassin méditerranéen, était largement exporté mais assez peu apprécié par la population locale à cause de l’ivresse, méprisable, qu’il occasionnait.

D’autres fruits abondaient sur la table du Crétois : amandes, pistaches, figues, glands, genièvres, pommes, câpres, poirillons, coings, grenades, arbouses, châtaignes, pignons, sorbes et nèfles…

Le lait provenait des brebis et des chèvres, et permettait de produire yaourts, fromages blancs et fromages en abondance.
Le miel apportait un peu de douceur à la préparation des gâteaux.

Enfin, escargots, crustacés, oursins, bar, thon, scare, rouget, mulet, espadon, rascasse et daurade venaient très fréquemment enrichir l’ordinaire de protéines d’excellente qualité.

Le secret des Crétois

On sait, aujourd’hui, que certaines graisses et acides gras sont favorables, et que l’huile d’olive contribue grandement à la santé du cœur et des artères. Les poissons, eux aussi, avec le DHA et l’EPA, jouent un rôle indéniable dans la prévention des maladies cardio-vasculaires, tout comme le vin à doses modérées ou tout simplement le raisin. Enfin, les fruits, et les vitamines qu’ils contiennent, contribuent à réduire les problèmes cardiaques. La vitamine C et la vitamine E, notamment, toutes deux antioxydantes, ont un effet protecteur en réduisant le rôle néfaste des peroxydes lipidiques.

Il semble donc démontré que la diminution, dans des proportions très importantes, de viandes, de charcuteries, de beurre, de crème, et de graisses saturées, alliée à une franche augmentation des céréales, des légumes secs, des fruits, des légumes frais, et des graisses riches en acide linolénique, plus une légère augmentation des poissons et une consommation convenable de vin rouge, soit suffisante pour apporter un soutient plus que significatif aux traitements des maladies cardio-vasculaires, et sans doute pour assurer une prévention efficace vis à vis de ces mêmes pathologies.

Mais, au-delà de nos connaissances diététiques modernes et de leurs applications pratiques, ce qu’apporte aussi le régime crétois, c’est finalement le plaisir d’une nourriture alléchante. Loin des ascèses alimentaires draconiennes, le repas traditionnel crétois, ou toute cuisine méditerranéenne s’en inspirant au plan diététique, est des plus agréables… et des moins coûteux !
Il pourrait donc tout à fait convenir au plus grand nombre, et remplacer avantageusement la déplorable mode des fast food qui, au contraire, est pourvoyeuse d’infarctus et autres problèmes de santé.

Ce régime crétois est donc simple, frais, agréable, bon marché, et sain. Peut-on trouver mieux ?

Le modèle méditerranéen  

Cette variante du régime crétois repose sur :

• Une forte consommation de légumes, de fruits, de céréales semi complètes et de légumineuses. La consommation des céréales étant toujours associée à celles de légumineuses dans un rapport moyen de 2/1 : par exemple, pour deux personnes, une tasse de riz et une demi-tasse de lentilles. 
• La consommation quotidienne de deux cuillérées à soupe d’un mélange d’huiles d’olive et de colza : dans la salade ou sur les légumes cuits lorsqu’ils sont déposés dans l’assiette.
• Une faible consommation de viande - notamment rouge - au profit d’une consommation régulière de poisson (deux à trois fois par semaine) et de volaille.
• Une consommation modérée de produits laitiers. 
• Le recours à quelques olives et noix en cas de grignotage. 
• La pratique quotidienne d’une demi-heure d’une activité physique quelconque, pourvu qu’elle produise du plaisir et qu’elle soit réalisée en dehors de tout esprit de compétition (même avec soi-même).

Le modèle Okinawa

L’archipel tropical d’Okinawa, situé à l’extrême sud du Japon, détient le record mondial de longévité en bonne santé.  Il présente un modèle alimentaire couplé à un mode de vie adapté à la physiologie et à la psychologie humaine, bien au-delà de ce qu’avait apporté le modèle crétois. 

Ce modèle a été étudié pendant 38 ans par le docteur Makoto Suzuki, fondateur de l’Etude des centenaires d’Okinawa, professeur honoraire à l’Université de Ryükyü (Okinawa). Son étude, financée par le ministère de la santé japonais, est la plus longue étude au monde sur ce sujet.  Le modèle Okinawa a été reconnu par l’OMS en 1995.

A Okinawa vivent 15% des supers centenaires connus.  Les Anciens ne présentent ni surpoids, ni de diabète, 80% de maladies cardiovasculaires et de cancers en moins que chez nous et 10 fois moins de perturbations cognitives sérieuses.  Ils restent actifs et sont honorés comme des porte-bonheur.
 Alimentation saine dans un contexte calme, exercice physique régulier, équilibre psychologique.  C’est bien le mode de vie qui est adapté et non une quelconque prédisposition génétique dont ils bénéficieraient.

Leur alimentation repose sur :

• une dominante végétale, cru ou cuit à basse température, accompagnée d’aliments riches en vitamines et minéraux, légumineuses, algues, poissons et coquillages, herbes et épices, thé vert.  
• Les habitants d’Okinawa consomment de petites portions, ne boivent pas beaucoup d’alcool, consomment trois fois moins de sucre que nous, utilisent peu le micro ondes ou le barbecue.
• Les personnes âgées sont entourées et utiles, les habitants sont tranquilles, la spiritualité est présente, ainsi que l’activité cérébrale. 

Résultats 1 - 32 sur 215.
par page
Résultats 1 - 32 sur 215.
par page